ISARD COS

Nos atouts

  • Les personnes accueillies sont hébergées en logement autonome ce qui leur permet de retrouver une vie familliale classique
  • Les logements sont tous situés en ville à proximité des commerces et des écoles
  • L'équipe d'Isard Cos est constituée de travailleurs sociaux avec des formations différentes pour une approche pluridisciplinaire des situations
  • Isard Cos propose de nombreuses activités pour les enfants et accompagne les adultes dans leur projet d'insertion sociale et/ou professionnelle

Contact

Direction: Nathalie MATHIEU

ISARD COS
86 Cours Léon Bérard
64000 Pau

Téléphone: 05 59 80 76 20
Email: isard@cos-asso.org

Au coeur du Pays-Basque, une rencontre chaleureuse

28 Décembre 2011

Le feu crépite dans l’âtre de la cheminée de cette petite maison Basque située aux pieds des Pyrénées, dans le village de Lacarry. Dehors, le temps est en harmonie avec le mois de novembre : il pleut et il fait frais.

Autour de la soupe aux potirons, préparée par Monique et Henri, les maîtres des lieux, sont attablées 9 autres personnes.

« Je m’appelle Muhammad, je suis Pakistan, j’ai 3 enfants »,

« Je m’appelle Vatchik, je suis arménien, j’ai aussi 3 enfants ».

Le groupe composé de 6 hommes demandeurs d’asile et de 3 salariés d’Isard-Cos est arrivé de Pau au matin ; cette sortie s’inscrit dans le cadre d’un projet dont les objectifs sont de favoriser des moments d’échange et de faciliter la parole des hommes accueillis.

 

Le matin, Monique et Henri ont assuré la visite guidée de leur exploitation agricole.  La bergerie et les 200 brebis qui partiront cet été aux estives en vallée d’Aspe, (Béarn), avec Henri. Le saloir et les étapes de fabrication du fromage du pays.

Artur, le Géorgien, pose des questions ; il fabrique lui aussi son fromage, dans son appartement, avec du lait frais du marché.

Et c’est la dégustation : le fromage fait en estives a plus de caractère que celui fait en plaine ; le plus ancien a plus de parfum que le plus récent, qui lui est plus crémeux…

Les goûts explosent en bouche et chacun y va de son commentaire, de sa préférence.

Djamboulat, lui, reste fasciné par les montagnes ; elles lui rappellent son village en Tchétchénie.

Autour de la table, les échanges sont riches ; on compare les habitations et les exploitations agricoles du Kosovo et du Pays Basque. On parle des limites géographiques de la Gascogne puisque beaucoup sont heureux de vivre sur le territoire de D’Artagnan et des Mousquetaires. Chacun raconte son rapport aux montagnes.

L’après-midi c’est la visite du village. L’église basque avec son balcon réservé jadis aux hommes ; le cimetière aux stèles propres à Euskal Herria*. Ces lieux sont l’occasion d’échanges ouverts sur les pratiques religieuses entre Musulmans et Chrétiens.

Après une promenade dans le bourg de Lacarry,  c’est déjà l’heure de rentrer à la ville.  

Cette journée restera pour chacun comme une rencontre par-delà les frontières.

 

*Pays-Basque en langue basque, l’Euskara.

Site : http://www.routedufromage-ossauiraty.fr/etape-56-monique-et-henri-saut-64470-lacarry