70 ans d’engagement

Beauséjour, première maison de retraite du COS
7 décembre 1944, Paris : une petite équipe réunie autour de l’abbé Alexandre Glasberg, décide de créer une association loi 1901 pour aider les déportés de retour des camps nazis face à leurs problèmes administratifs, de santé, d’identité, d’emploi, etc.

Initialement appelée Service des étrangers, cette association devient, en 1946, le Centre d'orientation sociale des étrangers (COSE). 

    Le COSE vise, pour l’époque, un objectif particulièrement précurseur :

    • permettre à tous les déplacés et réfugiés des camps, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, de maintenir ou récupérer leur autonomie notamment par la réinsertion professionnelle et sociale ;
    • mettre en œuvre un hébergement permettant aux plus âgés de finir leur vie dans la sécurité et la dignité.

     

    Il accueille les réfugiés apatrides dans des conditions décentes et confortables, ce souci de confort pour les personnes les plus démunies étant, dans les années 50, tout à fait pionnier.

     

    Dans une démarche également innovante pour l’époque, l’abbé Glasberg crée les premières maisons de retraite du COSE pour y loger des personnes âgées rescapées de la déportation. Attaché au maintien de leur autonomie et au respect de leur dignité, il les accueille dans des établissements précurseurs par leur architecture et leurs équipements : services communautaires et petits appartements privatifs avec kitchenette, toilettes et salle de bain, pouvant accueillir des couples. La maison Beauséjour ouvre ainsi à Hyères dès 1950.

     

    Au-delà de maintenir l’autonomie des personnes accueillies, il cherche aussi à la restaurer en développant la réadaptation fonctionnelle et la remise au travail, dans un triple souci de santé, d’autonomie financière et d’utilité sociale. D’où le caractère novateur du centre de réadaptation professionnelle créé en 1951 à Nanteau-sur-Lunain (77).

     

    En 1960, le COSE, commence à accueillir des réfugiés d'Algérie qui sont eux de nationalité française. Il perd alors son libellé " étrangers " et devient le Centre d'orientation sociale (COS).

     

    Au fil du temps, l’association COS a élargi ses activités tout en gardant son premier objectif, l’autonomie de la personne. Après l’accueil et l’accompagnement des réfugiés et des personnes âgées, ses équipes ont su développer des savoir-faire reconnus dans le domaine de la formation et de l’insertion des personnes handicapées, ainsi que de la rééducation fonctionnelle avec notamment l’ouverture, en 1968, du centre de rééducation fonctionnelle Divio à Dijon (21).

     

    Aujourd’hui, que ce soit pour un accueil temporaire ou pour un hébergement permanent, le COS accompagne, soutient et soigne dans ses établissements des personnes de toutes conditions et de toutes origines. Il donne la priorité aux plus vulnérables dans le respect de leur dignité et de leur intégrité.

     

     « Tout faire pour la personne, ne rien faire à sa place » avait coutume de dire Alexandre Glasberg. Cette conception d’un accompagnement respectueux de la personne, soucieux du respect de son autonomie et de sa dignité constitue, aujourd’hui encore, le fondement des actions et du développement du COS.

    Les dates clés du COS

    7 décembre 1944 : création de l’association le Service des Étrangers
    1946 : le Service des Étrangers devient le Centre d’orientation sociale des étrangers (COSE)
    1947 : le siège du COSE s’installe au 52 rue de l’Arbre sec, dans le quartier des Halles
    (Paris 3è)
    1950 : création de la maison de retraite Beauséjour à Hyères (83)
    1951 : création du centre de réadaptation professionnelle à Nanteau-sur-Lunain (77)
    1960 : le COSE devient le Centre d’Orientation Sociale (COS)
    1964 : création de la maison de retraite La Colagne à Marvejols (48)
    1967 : création du centre d’hébergement et de réinsertion sociale Les Sureaux à Montreuil (93)
    1968 : création du centre de rééducation fonctionnelle Divio à Dijon (21)
    1971 : le COS soutient la création de l’association France Terre d’Asile, Alexandre Glasberg en est le cofondateur
    1981 : décès d’Alexandre Glasberg
    2008 : création de l’Institut de Formation du COS (IFCOS)
    2009 : le COS réaffirme son identité : au service de la vie et de l’autonomie, et créateur de lien social
    2011 : création du Fonds COS Alexandre Glasberg
    2012 : le siège du COS quitte son local historique de la rue de l’Arbre Sec (Paris 3è) pour s’agrandir et s’installer boulevard de Sébastopol (Paris 3è)